lundi, 13 février 2006
25. Santiago del Estero
Il n’a pas plu depuis dix mois à Santiago del Estero, province désertique et pauvre du nord argentin. La terre craquelle sous les pieds et la température culmine à 40°C en cet été austral. La sécheresse a tué des milliers d’animaux: chèvres, vaches maigres et cochons, qui constituent souvent la seule nourriture des autochtones. « L’autre jour, je suis descendu de ma voiture et j’ai compté 37 cadavres de bêtes sur le bord de la route », me raconte un habitant.
Et puis la nuit dernière, soudain, la pluie est tombée....
La cosecha pego Santiago del Estero durante dies meses en. Pero llovio, al final...


Quelques bêtes ont survécu à la sécheresse....




Un "chancho" caminando cerca de los cactuses........


Enfin, une école avec son fier drapeau et un cimetierre... tranquille bien sûr...


01:45 Publié dans On the road/on the street | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 07 février 2006
24. La Noche
A peine la nuit tombée, à 3350 mètres d'altitude, il faut ressortir la polaire pour contrer un vent glacial et contempler le plus beau spectacle qu’offre la vie en altitude: des étoiles à portée de main. La constellation d’Orion vous éblouit presque, avec ses deux supergéantes, le rouge feu de Bételgeuse défiant le bleu givré de Rigel.
La noche, en alta montaña parece un sueño : como si podriamos tocar las estrellas. La constelacion de Orion te mira, con el rojo de Betelgeuse y el azul polar de Rigel....






06:25 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 01 février 2006
23. A l'attaque de l'Aconcagua !
Au pied de la Cordillère des Andes, la ville de Mendoza transpire. Le thermomètre, qui affiche 38°C en ce dimanche d’été austral, invite à gagner la fraîcheur des cimes.
Non l'Aconcagua n'est pas un serpent mais cette immense Sentinelle « de pierre » ou « enneigée » , comme la nomment Indiens quechuas et aymaras. 6592 mètres, la plus haute forteresse du monde après les pics de l'Himalaya. Une masse énorme, carapace de tortue géante, d’où s’élèvent deux aiguilles dorsales, nord et sud....

Petite pause au milieu des dernières fleurs violettes et « Calandrinia andicola » jaunes avant la végétation ne s’éclipse et que les mules ne soient plus que les seuls mammifères vivants à part les hommes....




Après cinq heures de marche, nous atteignons le « Mirador », à 4250 mètres. La tête encore étourdie par l’altitude, on lève alors le nez pour admirer la paroi sud du Toit des Amériques : des épaules hautes de 3000 mètres et larges de 5000 conquises en 1957 par Lucien Berardini et Robert Paragot, duo mythique de l’alpinisme français qui immortalisa l’exploit dans les pages de « 20 ans de cordée ».
Le silence. Puis Baudelaire qui nous chuchote: « Du temps que la Nature en sa verve puissante / Concevait chaque jour des enfants monstrueux, / J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante, / Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux. »

03:00 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




