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samedi, 02 juin 2012

En Argentine, lire est nocif pour la santé !

Livres4_Ubertalli.jpg«Gare à la pandémie de la page écrite ! ». Le commentaire, ironique, vient d'un éditeur furieux d'une nouvelle mesure mise en place par le gouvernement argentin. Tout document imprimé importé, livre, magazine, journal... doit désormais contenir moins de 0,06% de plomb. Officiellement, il s'agit d'une question de santé publique et de respect de l'environnement.

« Si on met le doigt sur sa langue pour tourner la page, cela peut-être dangereux. C'est une mesure sérieuse qui existe dans d'autres pays », affirme, sans sourciller, Juan Carlos Sacco, vice-président de la Fédération Argentine de l'Industrie Graphique. Un comble au pays natal de Jorge Luis Borges et Julio Cortázar !


Dans les faits, cela ressemble à une excuse destinée à freiner les importations de livres, qui représentent trois quarts du total vendu dans le pays sud-américain. Le gouvernement de la présidente Cristina Kirchner mène en effet une politique protectionniste afin de limiter le plus possible les importations. Pour les livres, l'idée est d'encourager les filières de l'édition et de l'imprimerie.

Reste que les autorités emploient la manière forte pour atteindre leurs objectifs, de la main du redouté Secrétaire d'Etat au Commerce, Guillermo Moreno. L'année dernière, ce dernier a fait bloquer en douanes plusieurs conteneurs de livres importés. Il a ainsi obligé plus de cinq cents maisons d'éditions regroupées au sein de la Chambre Argentine du Livre à s'engager à exporter plus afin de libérer leurs importations de bouquins. Aujourd'hui, les aventures de Mafalda, héroïne du dessinateur Quino, s'impriment en en Argentine, et non plus en Uruguay.

Officiellement, tout va très bien Madame La Marquise ! Mais on sent l'inquiétude qui pointe quand les langues des libraires de Buenos Aires se délient. Les méthodes pour apprendre une langue étrangère ou certains grands classiques de la littérature étrangère commencent à manquer en rayon. Début mai, la polémique a enflammé le Salon du Livre de Buenos Aires. Le secrétaire d'Etat à la Culture, Jorge Coscia, a estimé que l'Argentine a la « souveraineté culturelle » pour décider «ce qui s'imprime ou non». Un opposant politique, le ministre de la Culture de la ville de Buenos Aires, a rétorqué : «Les victimes, ce sont les lecteurs». Le débat est ouvert...

mardi, 22 mai 2012

Au rythme du tango gay - Spécial journée mondiale contre l'homophobie à Buenos Aires

Mon reportage à Buenos Aires pour les carnets du Monde d'Europe 1


podcast



...Ou ce reportage écrit...

En Argentine, le tango n'a plus de sexe / Au rythme du tango gay


A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, reportage dans le pays sud-américain. Si l'Argentine autorise le mariage entre homosexuels, le tango se limite la plupart du temps à une danse homme-femme. Mais les us et coutumes évoluent grâce aux « milongas gays», qui accueillent la communauté homosexuelle. Reportage.


Tangogay6.jpgLes cris plaintifs et nostalgiques des violons résonnent dans les hauts parleurs de la milonga (salon de tango) du quartier de San Telmo. Sur la piste de danse, une vingtaine d'élèvent suivent les classes de tango de Mariana Docampo, brune de 38 ans. Il y a des hommes qui dansent avec des femmes, mais aussi des femmes avec des femmes et des hommes avec des hommes. Pour cause : la soirée, baptisée Tango Queer, propose depuis plusieurs années aux couples homosexuels de partager leur passion. Malgré le fait que Buenos Aires soit la capitale réputée la plus gay friendly d'Amérique latine, la discrétion ne fait pas de mal pour danser en toute liberté. Sans aucun regard critique, ni inquisiteur. «C'est très fort visuellement deux hommes ou deux femmes qui dansent ensemble le tango. Ici, c'est un endroit plus protégé et décontracté que les salons de milonga traditionnels où il y a des gens qui peuvent s’agacer». A Tango Queer, où les hétérosexuels sont les bienvenus, chacun danse avec qui il veut. Qu'on soit homme ou femme, on peut être meneur ou être guidé, ce qui diffère des standards de la milonga « classique ». « Le tango a une structure profondément machiste, car c'est l'homme qui guide et la femme qui suit l'homme. Elle n'a jamais beaucoup de marge de liberté.», déplore Mariana Docampo.

Beaucoup ont oublié qu'à ses origines, fin XIXème-début XXième siècle, le tango se dansait entre hommes. « Cela n'avait rien à voir avec l'orientation sexuelle, avertit Edgardo, un élégant danseur homosexuel, originaire de la ville de Tucumán. Les hommes étaient contraints de pratiquer entre eux car la plupart avaient émigré d'Europe sans femme.». Le tango, issu de la culture populaire et des faubourgs de Buenos Aires, se dansa donc d'abord entre mâles, puis avec des prostituées, et enfin, avec des « femmes du monde ».

Aujourd'hui, l'Argentine est à la pointe en matière de reconnaissance des droits sexuels. Le pays sud-américain a légalisé le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels en 2010. La semaine dernière, il a autorisé les travestis et transexuels à choisir librement leur genre. Une personne n'a plus qu'à se rendre à l'état civil argentin pour changer son genre sur ses papiers d'identité. C'est là une petite révolution : aucune décision judiciaire, ni opération de changement de sexe ne sont requises pour le changement d'identité.

Dans le tango, les mœurs ont également fini par évoluer. « Je n'ai jamais eu aucun problème, ni aucune gêne à danser avec un autre homme dans une milonga traditionnelle », assure Juan Pablo, d'une vingtaine d'années. Lorenza, jeune militante lesbienne, rêve désormais que les hommes hétérosexuels se mettent à danser ensemble, un peu comme au début du tango. « Je pense que les hommes, peu importe leur orientation sexuelle, devraient lâcher prise et laisser libre cours à leurs émotions, à leur sensibilité. Cela m'attriste de voir parfois des hommes assis tout seuls. Qu'ils dansent ensemble ! »

Olivier Ubertalli

Tom Waits et Buenos Aires

Je me pinçais... Dans le cadre du Bafici, très bon festival de ciné indé à Buenos Aires, Tom Waits était convié à donner une Master Class sur le ciné et la zique. Il faut dire qu'il a le CV, entre Dawn by law, Night on Earth, sans parler de ses expériences théatrales comme Woycek avec Bob Wilson...
Bref, en réalité, ce fut une interview par deux mauvais (et peu à l'aise) journalistes argentins avec un Tom ironique, saccartisque, bref au poil ! Et deux perles au piano pour le plus grand plaisir du fan que je suis, dont ce Tom Traubert's Blues en cadeau dans le superbe teatro Presidente Alvear...

Tom Waits live in Buenos Aires
The 7th of April, Tom Waits played 2 songs during the Independant Cinema Festival (Bafici), in the "President Alvear Theater", Buenos Aires



Photos:





medium_TomWaits_mains.jpgmedium_TomWaits_Portraitmains.jpg
medium_TomWaits_PortraitPiano.jpgmedium_TomWaits_3malaspreguntas2.jpg

12:45 Publié dans Musica | Lien permanent | Commentaires (4)

mercredi, 11 janvier 2012

My crash in Patagonia

Here is the story in music and images : watch on the road Please !

Aca te cuento la historia de mi accidente de auto con musica : anda tranqui en la ruta por favor !

Voici l'histoire subjective de mon accident de voiture en mai dernier. Ames sensibles s'abstenir....

20:35 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0)